À la découverte de la non-violence

Tous les mardis, Paris 19e, à l’école TANGER

Cette année, dans le cadre des ateliers Aménagements de Rythmes Éducatifs (ARE), Korhom part à la découverte de la non-violence avec des élèves de CE1. Ces deux dernières semaines, les enfants ont dû faire face à une mission pas comme les autres : venir en aide à la tribu des MicMac !

Autrefois, le Grand-Nord était habité par des Amérindiens. Il y a de cela tant et tant de Lunes que l’on s’en souvient peu, même si on utilise encore leurs mots, kayack, anorak, toboggan, mocassin. A cette époque, toutes les tribus connaissaient des guerres et des paix. Toutes sauf une : la tribu MicMac, elle vivait alors dans la paix absolue. On raconte qu’ils avaient reçu de l’esprit de la nature les sept symboles sacrés de la paix. On raconte aussi que Yakatapé, chef des Shavapaoukwa, en mourait de jalousie : il a volé aux MicMacs leurs précieux symboles de paix. Alors les MicMacs ont fait appel à Ouraganak, l’esprit du Vent, ils ont dansé pour Yapahunra, l’esprit des plaintes…Mais à la nouvelle Lune, des symboles de paix leur manquaient encore !!!

Voustouskwa, l’esprit de l’avenir à entendu le chant des MicMacs et demande de l’aide aux enfants ! Ensemble, ils étaient Yapakmwa, Kazouku, Kifuilfok, Arktendu, Guéritou, Konetwa, Dimwatou, Tapmwapa, etc. Leur mission était de retrouver l’ensemble des symboles de paix et rejoindre le Tipi avant que soient déterrées les sept Haches de guerre.  En équipe, ils ont rencontré des obstacles, ensemble, ils ont relevés des défis.. et sont parvenus à retrouver les sept symboles de paix pour sauver la tribu des MicMac :

  • Le bâton de parole, pour s’écouter et se parler, a été retrouvé en premier. les enfants devaient nommer leur sentiment face à telle ou telle situation violente : Quand quelqu’un se moque de toi, comment te sens-tu ?!
  • Le totem pour faire fuir tous les gestes violents de la tribu ! Par binôme, les enfants étaient chargés de sculpter le corps de leurs camarades en victime, agresseur, moqueur ou encore médiateur.
  • Les fleurs sacrées d’Attakpa pour protéger des attaques extérieures : Violent ou pas violent ? Pour chaque situation énoncée, les enfants devaient se positionner pour dire s’il s’agissait de quelque chose de violent ou non.
  • La flûte de la paix qui permet une bonne ambiance au sein de la tribu : 1,2,3 Tous en rang ! Alors que personne n’était autorisé à parler, les enfants ont du se ranger du plus grands aux plus petits, des ongles les plus longs aux ongles les plus courts ou encore des cheveux les plus longs aux plus courts. Ils ont su coopérer pour réussir le défi !
  • Le cahier sacrée des Micmac pour s’exprimer librement. Les enfants étaient tous chargés de dessiner quelque chose de violent qu’ils voulaient voir disparaître sur cette terre.
  • Les étoiles des Micmac pour se faire confiance les uns et les autres. A partir d’exemple de dessins déjà dessinés, les enfants devaient reproduire parfaitement ce dessin sans qu’il puisse le voir. Pour cela, ils étaient guidés par les conseils de leurs camarades.
  • Le collier d’Etwaetmwa pour que tous les hommes soient égaux. Les enfants étaient être interrogés sur la phrase suivante : La violence ne résout jamais les conflits. Certains étaient interrogés très souvent (pastilles vertes), d’autres étaient sans arrêt interrompus en pleine explication (pastilles oranges) et d’autres encore n’étaient jamais interrogés (pastilles rouges) Les enfants se sont ainsi rendus compte de l’importance de l’égalité de parole.